About

Bio

Anne-Marie was born in Belgium in 1988. After a degree in political science, she studied ceramics with F. Urrejola (Lodève, France), and painting at Royal Academy of Fine Art of Brussels. She worked as an artist between 2012 and 2020 in Brussels, and received project funding from the European Heritage Day, and from the Bureau International de la Jeunesse. Since last year, she is a master student at Hdk-Valand (Gothenburg, Sweden) in ceramic Art.

Artist Statement

In recent years, I have been interested in the materiality of political institutions through their infrastructures. For example, my work Maxime and A fold in the carpet are based on an investigation in the archives of the Brussels Court of Justice and my work Penombre #4 is based on the archives of the Brussels Archaeological Institute. In my most recent work Kategat-1, I show the institution of the internet and its infrastructure.

The infrastructure is the focus of my attention. It is what lies behind the scene, usually « taken for granted », built on an installed base. For example, the archives of the Court of Justice are located in the basements of different buildings in the city of Brussels. Nobody knows this, and nobody cares. Yet these archives are very important for the functioning of justice. In the case of the Internet, I focused on the cables that are part of its infrastructure, but that carry all our data. Again, we don’t see them anymore, but they cross all our landscapes, our territories. They cross the sea, the land, the forest, etc.

The place that these infrastructures take modifies the cities or the landscapes that they cross, enter in relation with their environment. Justice requires tons of paper and spaces, the cables essential to the functioning of our communications cross all our oceans, even the archeological discoveries must be stored in spaces. Our computers, our societies, our political systems require important material infrastructures. This political matter raise many question that I seek to highlight through my work.

Ceramic is made of fired clay. This material is both very strong and very fragile. A vase can last forever as long as it doesn’t end up in the hands of a clumsy child. After an investigation in the place that interests me, I use ceramics and video to document my questions and research. Through this process, I show the contradictions and fragility of our human institutions, and by extension our human nature: between the desire to be strong, the fragile reality of things and our actions to deal with it.

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Bio

Anne-Marie est  née en Belgique en 1988. Après avoir obtenu un diplôme en Sciences Politiques, elle a étudié la céramique avec F. Urrejola (Lodève, France), et la peinture à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle a travaillé comme artiste entre 2012 et 2020 à Bruxelles. Pour ses projets, elle a reçu le soutien financier de European Heritage Day et du Bureau International de la Jeunesse. Depuis l’année dernière, elle est étudiante en master à la Hdk-Valand (Gothenburg, Suède), en Ceramic Art.

Artist Statement

Ces dernières années, je me suis intéressé à la matérialité des institutions politiques à travers leurs infrastructures. Par exemple, mes œuvres « Maxime » et « Un pli dans le tapis » sont basées sur une enquête dans les archives de la Cour de Justice de Bruxelles et mon œuvre « Penombre #4 » est basée sur des recherches sur les archives de l’Institut Archéologique de Bruxelles. Dans mon œuvre la plus récente « Kategat-1 », je montre l’institution de l’internet et son infrastructure.

L’infrastructure est au centre de mon attention. C’est ce qui se trouve derrière la scène, généralement « considéré comme acquis », construit sur une base installée. Par exemple, les archives de la Cour de justice sont situées dans les sous-sols de différents bâtiments de la ville de Bruxelles. Personne ne le sait, et personne ne s’en soucie. Pourtant, ces archives sont très importantes pour le fonctionnement de la justice. Dans le cas de l’Internet, je me suis concentré sur les câbles qui font partie de son infrastructure, mais qui transportent toutes nos données. Là encore, on ne les voit plus, mais ils traversent tous nos paysages, nos territoires. Ils traversent la mer, la terre, la forêt, etc.

La place que prennent ces infrastructures modifient les villes ou les paysages qu’ils traversent, entrent en relation avec leur environnement. La justice requiert des tonnes de papiers, les câbles essentiels au fonctionnement de nos communications traversent tous nos océans. Même les découvertes archéologiques doivent être stockées quelque part. Nos ordinateurs, nos sociétés, nos systèmes politiques demandent des infrastructures matérielles importantes. Cette matière politique soulève de nombreuses questions que je cherche à mettre en avant par mon travail.

La céramique est faite d’argile cuite. Ce matériau est à la fois très solide, mais aussi très fragile. Un vase peut durer éternellement à condition de ne pas se retrouver entre les mains d’un enfant maladroit. Après une investigation dans le lieu qui m’intéresse, j’utilise la céramique et la vidéo comme média pour documenter mes questions et mes recherches. Par ce processus, je montre les contradictions, et la fragilité de nos institutions humaines, et par extension de notre nature humaine : entre le désir d’être fort, la réalité fragile des choses et nos actions pour y faire face.